Le Shodô : un art traditionnel japonais

Publié le : 19 avril 20224 mins de lecture

La calligraphie japonaise est un véritable mode de vie au pays des robots. Pratiquer le Shodo libère l’esprit en traçant soigneusement des écritures élégantes avec un pinceau.

L’histoire de Shodo, l’art traditionnel japonais

La calligraphie japonaise fait partie des arts traditionnels les plus pratiqués et les plus populaires au pays du Soleil levant. Le Shodo, qui signifie chemin de calligraphie, connaît une très longue histoire. Sa naissance remonte au VIe siècle quand il a été importé de Chine. À son commencement, le style de la calligraphie chinoise a fortement influencé la forme japonaise pour apprendre son art. Le système de graphisme de la terre des mangas a évolué avec le temps avec la création d’une nouvelle sorte de caractères le hiragana ou le katakana. Le shodo exprime la beauté, la simplicité et la relation entre l’esprit et le corps. Le bouddhisme zen a influé sur l’écriture du pays des samouraïs par ses valeurs et ses idées.

Exprimer son esprit à travers le Shodo

L’objectif de cet art traditionnel japonais est d’amener l’âme et l’esprit dans le travail et de tracer avec son cœur pour avoir une écriture qui a du sens. Celui qui effectue la calligraphie n’a alors qu’un seul essai, parce que le passage de pinceau sur le papier ne peut pas être répété deux fois. Pour cela, le calligraphe doit se concentrer sur l’esprit, puisque la réalisation de cette technique est le reflet de lui même, ce que les Nippons appellent Kokoro. Le ressenti et le résultat ne sont jamais pareils, car l’encre avoue toujours la vérité. L’aboutissement final conduit à un esprit paisible. Il faut donc avoir une pensée éclaircie pour pouvoir écrire un shodo. Il est important de préciser que l’artiste doit avoir toutes ces capacités s’il veut laisser couler délicatement les lettres.

Les outils nécessaires pour réaliser le Shodo

La majorité des calligraphies racontent des poèmes. Donc, il est tout de même important d’apprendre la langue japonaise pour connaître la signification de ce que l’on écrit. Aujourd’hui, les outils indispensables à la pratique de shodo sont faciles à trouver notamment ceux que les adeptes appellent les quatre trésors du calligraphe. On cite les pinceaux à calligraphie conçus avec les poils d’animaux et de différentes tailles. Ensuite, le papier shodo compose ce quadruple accessoire. Le papier très fin est le plus prisé, mais un artiste peut choisir une pièce quelconque pour son initiation. L’encre qui sert à écrire est fabriquée à partir d’un bois brûlé d’origine végétale incorporé avec de la colle que l’on frotte avec un peu d’eau. Enfin, la pierre à encre est utile à broyer l’encre et à le garder pendant le travail.

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